Les propriétaires de logements anciens investissent de plus en plus dans la réhabilitation écologique.

L’avenir est au logement écologique, les promoteurs et les bailleurs professionnels l’ont bien compris. Le groupe SNI, premier bailleur français avec 258 100 logements, vient d’ailleurs d’annoncer la mise en place d’un plan stratégique de rénovation. Objectif : une diminution de 20% de la consommation d’énergie primaire pour l’ensemble de son parc et une fourniture en énergie renouvelable équivalente aux consommations d’au moins 30 000 logements.

Réduire la facture énergétique

La tendance gagne aussi les particuliers car certains logements construits avant la première réglementation thermique de 1977, sont de véritables passoires. La réhabilitation des logements anciens, en renforçant l’isolation des fenêtres, des murs ou du toit permet de limiter considérablement les fuites d’énergie et donc la facture de chauffage. Le seul fait de calfeutrer les fenêtres permet par exemple de réaliser une économie d’énergie évaluée en moyenne à 5 % en habitation collective et à 8 % en individuelle. Pour un appartement de 90m2 des années 70, isoler les murs et installer du double vitrage permet d’économiser 180 euros par an sur la facture de chauffage. L’isolation totale de son habitation offre ainsi une économie d’énergie pouvant aller jusqu’à 50% d’après l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. L’isolation thermique accroît aussi la valeur intrinsèque du logement lors de la vente depuis l’obligation du diagnostic de performance énergétique.

Financer les travaux

Mais le coût des travaux freine souvent les particuliers. Il existe pourtant différents dispositifs pour réduire la facture : TVA à  5,5%, aides régionales, aides de l’agence nationale de l’habitat (Anah), crédit d’impôt développement durable. Ce dernier varie de 25 à 50% en fonction des équipements et matériaux utilisés dans la limite d’un plafond de 16000 euros pour un couple. Pour accélérer le mouvement de réhabilitation écologique des logements anciens, jugé encore trop mou par la Fédération nationale de l’immobilier, celle-ci propose la création d’un produit bancaire simple et défiscalisé pour réaliser des travaux visant au développement durable. Plusieurs banques proposent déjà  des prêts pour financer des travaux visant à  des économies d’énergies à  l’image de la Banque Populaire avec le Prevair : un crédit allant jusqu’à  15000 € sur 15 ans, sans frais à  un taux de 3,25%.