Le diagnostic électrique dans l’habitat

Selon une étude réalisée par l’Observatoire national de la sécurité électrique (ONSE), 7 millions d’installations électriques présentent des risques et 2,3 millions sont particulièrement dangereuses. Un tiers des 250 000 incendies qui se déclarent chaque année en France dans les logements sont d’origine électrique.

Sur le plan de la sécurité des personnes, le bilan est encore plus inquiétant: on dénombre chaque année en France 4 000 électrisations graves (ayant donné lieu à une hospitalisation) et, comme l’a rappelé Promotelec dans une campagne nationale en 2006, une mauvaise installation électrique tue une personne tous les 3 jours dans l’hexagone. Tout comme le diagnostic gaz, le 7ème diagnostic obligatoire ne se substitue pas à un contrôle de conformité aux normes d’installation en vigueur. Sur de nombreux plans d’ailleurs, les deux petits derniers se ressemblent: même encadrement rigoureux par le biais d’une norme explicite, même examen des éléments visibles et visitables d’un bien, même domaine technique dans lequel peu de diagnostiqueurs se retrouvent d’emblée.

Le diagnostic électrique se distingue cependant au moins sur deux points de taille: en cas de danger imminent, le professionnel n’aura pas la possibilité de demander à l’opérateur d’interrompre l’arrivée d’électricité. Seconde différence important: l’opérateur ne devrait pas hiérarchiser les risques.