La déclaration de performance extra-financière ou DPEF, qui remplace le précédent rapport RSE depuis 2017, est imposée par la loi pour certaines entreprises. Il éclaire les aspects sociaux et écologiques liés aux activités de l’entreprise, ainsi que les lignes directrices pour faire face à ces risques. Elle découle directement du concept de Responsabilité Sociétale des Entreprises ou RSE.

La déclaration de performance extra-financière, c’est quoi ?

Depuis 2017, La DPEF a substitué le rapport RSE. Elle est inévitable pour certains organismes depuis les exercices ouverts le 1er septembre 2017 par la loi. L’objectif étant de générer plus de transparence sur les activités, les caractéristiques et l’organisation des entreprises européennes. L’information extra-financière accroît ainsi la prise de conscience des risques et des environnements sociaux qui découlent directement des activités de l’entreprise, et souligne la responsabilité des acteurs locaux. Toutes les entreprises ne sont pas soumises à la déclaration de performance extra financière. La loi détermine les sociétés concernées et fixe la différence entre sociétés cotées et non cotées. Les sociétés cotées sont ceux qui comptent plus de 500 salariés et un solde total supérieur à 20 millions d’euros ou un chiffre d’affaires supérieur à 40 millions d’euros. Ceux non cotés sont ceux ayant plus de 500 salariés et dont le solde ou le chiffre d’affaires supérieur à 100 millions d’euros. Cependant, si votre entreprise n’est pas soumise à la DPEF, vous pouvez le faire sur une base volontaire. Cela vous aidera à bâtir votre réputation et votre image auprès de vos partenaires et clients. Consulter ce site pour en savoir plus sur la DPEF

Maîtrise des indicateurs

La prise en compte de critères extra-financiers dans la gestion de la performance, alors qu’elle est devenue une nécessité depuis la récente prise de conscience écologique et la mode associée, a été introduite au milieu des années 1990 avec l’émergence du concept de RSE. Il existe de nombreux critères de performance dans chacun des 6 axes d’analyse RSE. Ces axes sont le Social, l’Environnement, les ressources humaines, la gouvernance, les droits de l’homme et la bonne pratique des affaires. Pour chacun d’entre eux, il existe plusieurs indicateurs qui permettent de les prendre en compte. Ces indicateurs peuvent également être utilisés dans des tableaux de bord pour lire les comptes d’exploitation de l’entreprise et ainsi aider à la prise de décision de gestion. Il est à noter que le grand nombre d’indicateurs disponibles, le manque de transparence dans le calcul et le manque de données à jour rendent souvent difficiles leur gestion et leur acquisition par les gestionnaires. Ainsi, afin d’encourager le développement des pratiques de gestion et la valorisation des actions menées, il convient de sélectionner un nombre plus restreint d’indicateurs pertinents. Son intégration dans le modèle de performance globale de l’entreprise permet alors un reporting conjoint de la performance financière et extra-financière.

Lien entre performances financières et extra-financières

La capacité à présenter et à communiquer la performance extra-financière offre aux entreprises plusieurs avantages stratégiques tel se différencier de leurs concurrents, améliorer leur image de marque et donner une vision globale de l’entreprise pour satisfaire au mieux toutes les parties prenantes. Par conséquent, la nécessité d’une gouvernance d’entreprise intégrée est évidente. Il importe ici de mesurer tous les facteurs écologiques, économiques et sociaux associés et de les prendre en compte dès la phase de démarrage d’une activité. Cela offre une vision plus large des relations entre les différents départements de l’entreprise et permet de considérer les interdépendances qui affectent la capacité de l’entreprise à créer de la valeur. L’efficacité des indicateurs RSE conduit à de meilleurs résultats, notamment au niveau des finances. En effet, toutes choses égales par ailleurs, les entreprises ayant les meilleures performances sur les indicateurs RSE réalisent des marges plus élevées que les entreprises qui n’atteignent que des performances médianes similaires pour ces mêmes indicateurs. Il est recommandé que la direction financière soit plus étroitement associée à la politique RSE de l’entreprise pour assurer une meilleure application et évaluation des critères RSE qui favorisent le caractère prédictif du modèle financier.

La valorisation de la performance extra-financière

Dans ce contexte de fort renforcement des aspects environnementaux, sociaux et de gouvernance, les entreprises cherchent de plus en plus à évaluer financièrement les effets matériels et immatériels des mesures mises en place dans le cadre de leur politique RSE. Ils le font pour améliorer leur capital immatériel tel les marques, les brevets, le savoir-faire, les technologies, les systèmes d’information ou encore les portefeuilles clients. Les entreprises n’hésitent pas à innover et à proposer de nouvelles méthodes pour mettre en œuvre financièrement leur performance extra-financière. L’objectif est d’évaluer économiquement la variation du nombre d’accidents par rapport à l’année précédente au travers de bonus/malus. Concrètement, si le nombre d’accidents du travail augmente d’une année sur l’autre, l’entreprise concernée par cette augmentation sera sanctionnée, toute choses égales par ailleurs, au détriment de ses comptes d’exploitation et ses finances.